29 Août : démission du Ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement.

 

      L' Observatoire de la République salue la démission du Ministre de l'Intérieur Jean-Pierre CHEVENEMENT pour refus de compromis, voire de compromissions sur l'essentiel de ce qui nous lie : la République.

 

 

      31 Août : annonce officielle par le Ministre de l'Economie Laurent FABIUS d'une baisse des impôts de 120 Milliards de francs étalée sur 3 ans.

      La réalité : Cela correspond à une baisse de 40 Milliards par an après toutes les augmentations réalisées depuis 1997 d'un montant de plus de 400 Milliards de francs et qui n'ont pas empêché la dette des administrations publiques (selon Maastrich) d'augmenter de 4866 Milliards à 5181 Milliards de francs (les impôts de demain, après les élections).

      Aucune précision n'a été fournie sur l'incidence réelle de cette baisse sur le pourcentage des prélèvements obligatoires qui reste la mesure exacte de la taxation .

      Parmi les mesures annoncées, une est particulièrement symbolique à plusieurs titres : la suppression de la vignette automobile dès Novembre 2000.

      D'un coût d'environ 13 Milliards de francs pour l'Etat : elle est réservée aux particuliers (ceux qui votent) et ne concerne pas les entreprises (qui ne votent pas).

      Elle correspond à des réductions très différentes selon la puissance fiscale des véhicules, leur ancienneté (+/- 5 ans) et leur nombre par famille (en particulier pour les classes moyennes et supérieures de la société).

      Cette taxe était affectée aux ressources des Départements dans le cadre de la Décentralisation et son montant fixé librement par les Conseils Généraux. L'Etat s'est engagé à sa totale compensation auprès des Départements (mais il y a atténuation de l'indépendance des Conseils Généraux et donc re-centralisation de fait).

      Son coût de perception de 200 Millions de francs correspondait à une sorte de 13èm mois pour les buralistes, professionnels indépendants liés à l'Etat par contrat.

      La suppression de la vignette automobile a été préférée à celle de la redevance télévision d'un coût sensiblement identique pour l'Etat, réclamée par beaucoup au nom de la simple bonne gestion de l'Etat, qui pourtant, correspondait à des réductions identiques pour tous les particuliers (peu de différence entre le montant pour les téléviseurs couleur et noir/blanc),

      était neutre vis à vis de l'environnement, contrairement à la mesure retenue incitative au développement de la puissance des véhicules (mais elle n'avait pas l'avantage de " calmer " les automobilistes excédés par l'augmentation des carburants),

      et surtout, permettait à l'Etat de faire sur son budget l'économie de la perception soit 800 Millions de francs par an et la ré-affection du millier ou plus de fonctionnaires chargés de son recouvrement (mais les syndicats corporatistes de l'Etat qui détiennent la réalité du pouvoir y étaient opposés, alors que dans le même temps et pour la première fois depuis 1997, une augmentation de 17000 postes de fonctionnaires dont 6400 créations nettes est inscrite dans le projet de budget 2001, c'est à dire quelques Milliards de francs de plus de dépenses de fonctionnement pendant 40 ans...).

 

      En conclusion, même si une réduction des taxes est toujours positive car elle permet de rendre au Peuple son argent qui est son bien et non celui de l'Etat; une fois de plus, il s'agit d'une décision idéologique et électoraliste.

      Le Pouvoir reste incapable de dépassement pour l'intérêt général qui devrait être son maître-mot et de fermeté vis à vis des syndicats, véritables " soviets " ayant réussi la captation de la République. Et toujours la politique politicienne, irresponsable, qui affaiblit et abîme la France et la République, avec 1 milliard de francs par jour d'endettement supplémentaire.

 

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