
La France est le seul pays du monde à ne pas se préoccuper de la fuite de ses capitaux et de ses entrepreneurs. Le MEDEF va-t-il devenir le premier parti d'opposition ? Faute de réactions des partis politiques, c'est la fin programmée de la POLITIQUE et le début de l'ère des « politichiens ».
L'économiste libéral Pascal Salin préconise la suppression de l'Etat pour redonner le pouvoir aux Citoyens.
Sans aller jusqu'à cette solution, le vrai « nœud gordien à trancher » est celui de la réforme de l'Etat.
Le dernier rapport de la Cour des Comptes a fait l'objet d'une véritable bombe en révélant au grand jour ce que tant de nos concitoyens subodoraient déjà. Ainsi, certains fonctionnaires de la Direction Générale des Impôts sont-ils les premiers à violer les lois qu'ils appliquent. La liste de ces « arrangements »avec la loi républicaine est éloquente : *20 à 30% des primes perçues ne sont pas assujetties à l'impôt.
27000 emplois fictifs concentrés dans le seul ministère des Finances servent à verser des compléments de salaire parfaitement illégaux aux membres de ce même ministère.
Un chef de service peut toucher jusqu'à 50% de son salaire en primes.
En 1998,les rémunérations hors budget de la DGI ont coûté 354 millions de francs au contribuable !
En finir avec l'opacité de l'Etat, c'est cela la vraie, la seule démarche républicaine conforme aux Articles 14 & 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme du 26 Août 1789 inscrite dans notre Constitution.
Le lien entre les dépenses publiques et la richesse des nations : l'Institut Economique de Montréal vient de sortir une étude très instructive sur l'évolution des dépenses publiques dans un grand nombre de pays de l'OCDE entre 1960 et 1996.
Il en ressort que quand l'Etat dépense moins de 25% du PIB, la croissance annuelle moyenne est de 6,6%.
Voici la suite des statistiques,
entre 25% et 30% : 4,7% de croissance,
de 30% à 40% : 3,8%,
de 40%à 50% : 2,8%,
de 50% à 60% : 2%,
au delà de 60% : 1%.
La France est à 54% de dépenses publiques, et par conséquent sacrifie sa croissance.