
Début Octobre : un rapport (N°485 1999-2000) de la Commission des Finances du Sénat « EN FINIR AVEC LE MENSONGE BUDGETAIRE : enquête sur la transparence très relative des comptes de l’Etat » dénonce l’opacité des finances publiques. Ainsi, le patron de l’Inspection générale des finances confie : « Nous n’arrivons pas nous-mêmes à reconstituer le budget des directions, ni les personnels, ni les rémunérations, ni le budget de fonctionnement, ni la cohérence des implantations immobilières, ni, en gros, rien du tout. »
Et les rapporteurs du Sénat de déplorer : « La dépense publique ne fait pratiquement jamais l’objet d’une analyse en terme de coût par rapport à l’efficacité (…), si bien qu’il est extrêmement difficile de vérifier à postériori si les résultats d’un dispositif sont effectivement atteints. »
La mauvaise utilisation de l’argent public qui a abouti à des prélèvements record en 1999 (45,7% du PIB),cause essentielle du chômage, est clairement identifiée à travers de nombreux rapports officiels nationaux et par des enquêtes d’organismes indépendants comme l’iFRAP.
iFRAP 8, rue d’Uzès 75002 PARIS Tél.: 01 42 33 29 15 http://www.ifrap.org
Les Dossiers de l’iFRAP N°70 « LA SOLIDARITE - PREMIER BILAN » indiquent que les frais de distribution de l’aide sociale (coût des fonctionnaires) s’élèvent a minima à 25% ??? des sommes totales (217 Milliards de francs en 1996 par la Comptabilité Nationale).
Combien de temps le gaspillage de l’argent public, acte « républicide » de base, contraire à la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 Articles 14 et 15 inscrite dans la Constitution de 1958, va-t-il encore se poursuivre ?
RETRAITES : De moins de 2000 F par mois pour des veuves à plus de 1 Million de francs par an pour certains, hauts fonctionnaires et hommes politiques.
En 2020, un déficit évalué à 324 Milliards de francs se répartissant à hauteur de
147 Milliards de francs pour 15 millions de retraités du privé et
177 milliards de francs pour 3,5 à 4 millions de retraités publics (régimes spéciaux d’un coût évalué à 300 Milliards de francs par an)…,
à nouveau la fracture sociale et républicaine en direct.
Sources : La Lettre du Gouvernement –Cahier Spécial- Mai 2000
« Retraites : le mensonge permanent » de Gérard Maudrux (Les Belles Lettres)
Dans le domaine des retraites comme dans celui de l’utilisation de l’argent public et en général comme dans tous les domaines publics, toutes les inéquités, tous les disfonctionnements, tous les privilèges, tous les abus sont connus, identifiés dans les rapports officiels et dans les études d’organismes indépendants et il ne se passe rien pour remédier à cette dérive mortelle pour la République et la France. Jusqu’à quand ?