2001
AVRIL 2001
05 Avril 2001 : Michel BLANC (ex-PDG de la RATP et d’Air France) dans Le Monde
« Notre pays souffre principalement de deux handicaps structurels : son administration sclérosée et immobile, et sa classe politique où les Français sont chaque jour plus nombreux à ne pas se reconnaître ».
Une fois de plus, un responsable français de haut niveau indique clairement les raisons majeures du déclin et de l’effacement de la France. Personne ne peut plus dire : « nous ne savions pas », la responsabilité de chacun, citoyenne, est désormais engagée.
Au delà du constat et du diagnostic, il reste à créer, à partir des échéances électorales de 2002, les conditions pour retourner cette situation, c’est à dire en premier rang, le renouvellement de la classe politique actuelle en favorisant la reprise du pouvoir par la Société Civile.
ELECTRONIQUE INTERNATIONAL Hebdo du 19 Avril 2001 : « Lorraine : Les trois usines Daewoo en sursis.
Les créanciers de Daewoo réclament 280MF aux trois sites lorrains du groupe, qui auraient besoin d’investissements supplémentaires…
Mais le peu d’empressement de la structure à honorer ses engagements conduit le Crédit Lyonnais à l’assigner devant la justice, tout comme les usines lorraines devant le tribunal de commerce.
Les magistrats lanternent sur l’épineux dossier, car depuis, de report en ajournement, le conflit n’a toujours pas été résolu.
Sur le sujet, les pouvoirs publics locaux ne se montrent d’ailleurs pas très prolixes, malgré les énormes investissements consentis pour convaincre le groupe asiatique de s’installer en Lorraine ( le total des subventions accordées par la Région, le Comité d’expansion économique et les Fonds européens lors de l’implantation de Daewoo s’élèverait à près de 450MF )…
Devant cette situation abracadabrante, les 1100 employés des sites lorrains de Daewoo Orion et Daewoo Electronics sont conscients de l’épée de Damoclès qui pend au-dessus de leurs têtes… »
L’affaire du Crédit Lyonnais n’en finit pas, et découvre de jour en jour de nouvelles implications.
Pour occulter le problème de l’impossibilité des entreprises à survivre en France, nos dirigeants se sont vantés de voir des sociétés asiatiques s’implanter dans notre pays : situation qui paraît absurde par rapport aux conditions fiscales et sociales françaises !
En fait, l’Etat a acheté leurs implantations, en faisant payer l’addition aux contribuables !
Il n’en demeure pas moins que la réalité économique a rattrapé tout le monde, puisque Daewoo n’arrive pas à être compétitif en fabriquant en France.
Malheureusement, ce sont les contribuables qui vont payer l’addition actuelle de 730MF, qui correspond au paiement de 11000 francs par mois et par salarié durant cinq ans !
Cependant, alors que le pouvoir en place paye ses campagnes de désinformation à grand coup d’argent public, tout notre tissu économique de PME-PMI continue de se détruire, ne pouvant faire face à des conditions fiscales et sociales insupportables !
Auto Plus N° 659 du 24 au 30 Avril 2001 : « L’automobile, 3 ème impôt de France.
Automobilistes = vaches à lait. Voilà bien une formule éculée, dont on a même fini par se lasser sérieusement. Et pourtant, elle reste d’actualité. Le dernier calcul réalisé par les automobile-clubs montre ce que nos ‘chères’ voitures ont rapporté aux finances publiques l’an dernier : la bagatelle de 335 milliards de francs…
A titre de comparaison, la Sécurité sociale consacre 7 milliards de francs pour soigner les blessés de la route ( 1999 ) ; le budget de l’Etat pour l’entretien des chaussées ( 2001 ) est de 3,9 milliards ; celui de la sécurité routière de 600 millions ( totalement ridicule !), etc… »
L'Etat rackette l'automobiliste et le culpabilise en permanence, mais n'assure pas ses responsabilités en maintenant un budget ridicule pour l'entretien des routes et la sécurité routière : jusqu'à quand les Français supporteront-ils cette imposture ?