2001

 JUIN 2001

 

1er Juin : Catherine TASCA, Ministre de la culture et de la communication vient de classer par arrêté du 25 Mai 2001 comme « haut lieu de la mémoire nationale », des parties majeures (dont caves et tunnel inachevé d’évasion) d’un immeuble de la Cité de la Muette à DRANCY, utilisé comme camp de regroupement avant la déportation vers les camps d’extermination.

C’est historiquement de DRANCY que partirent les 75 000 Juifs  victimes de la solution finale -l’extermination totale- décidée par les nazis.

Un autre endroit mérite aussi d’être classé par Catherine TASCA, Ministre de la culture et de la communication comme « haut lieu de la mémoire nationale » : c’est le camp de Royalieu à COMPIEGNE d’où partirent la plupart des 83 500 (dernier chiffre connu) résistants, déportés dans les camps de concentration nazis, et qui furent l’honneur de la France.

 

1er Juin (source AFP) : Poursuite du « boom » des affiliations à Préfon-retraite.

La Préfon, régime de retraite complémentaire facultatif des fonctionnaires, a annoncé vendredi que le « boom » de ses adhésions s’était poursuivi en 2000 et que ses réserves atteignaient aujourd’hui 28 milliards de francs.

La Préfon, réservée uniquement aux fonctionnaires et aux conjoints soit potentiellement plus de 6 200 000 (nombre de fonctionnaires en 2000) est un FONDS DE PENSION qui bénéficie d’avantages fiscaux  « exceptionnels »  soit un avantage de 12 à 14 milliards de francs sur les  28 milliards de francs de réserves (montant estimé des pertes des impôts sur le revenu liées au fait que les sommes versées sont entièrement déductibles du revenu à déclarer donc des tranches hautes du barème).

Combien cet avantage de 12 à 14 milliards de francs représente-t-il d’investissements nécessaires pour la République (rames neuves pour le TGV Paris – Marseille par exemple) ou de création d’entreprises ou de mesures de sécurité ou d’environnement ?

Quant au secteur privé, il attend toujours ses fonds de pension (la loi Thomas qui permettait leur création a été annulée par le Gouvernement).

 

14 au 20 Juin : deux procès liés à la pédophilie ; un concerne l’évêque de Bayeux Mgr Pierre Pican accusé d’avoir gardé le silence (au nom du secret) sur les actes pédophiles de l’abbé Bissey condamné à 18 ans de réclusion, l’autre concerne l’instituteur Jacky  Kaisersmertz accusé d’actes pédophiles connus aussi de la hiérarchie de l’Education Nationale qui a gardé le silence (au nom du secret ?).

A quand le procès des responsables de l’Education Nationale (fondement essentiel de la République) pour avoir gardé le même silence que celui de l’Eglise ?

Existe-t-il en France un principe de discrimination Privé-Public correspondant à un véritable apartheid moral et financier?

 

13 Juin : la loi de modernisation sociale à nouveau présentée (après son report suite au blocage des Communistes fin Mai) par Elizabeth GUIGOU, Ministre de l’Emploi et de la Solidarité est votée AVEC l’appui des Communistes, après le recul du Gouvernement sur les conditions des licenciements ce qui aboutit à un durcissement supplémentaire.

Une victoire de plus pour les politiciens, une défaite de plus pour toutes les forces vives du pays (salariés du secteur privé et entrepreneurs). Combien de délocalisations d’entreprises et d’ expatriation de décideurs de plus donc de chômeurs de plus après cette adoption ?

 

17 Juin (A2 – Journal de 13H00) : La loi sur le littoral.

Un reportage effectué sur l’île de Ré illustre les difficultés de l’application de la loi sur le littoral : les propriétaires des terrains en bordure de mer, situés dans la zone protégée, continuent  de venir passer leurs vacances avec des caravanes, sous le risque de se voir verbaliser. De plus, subsistent des cabanons construits avant la loi et toujours utilisés par leurs propriétaires pour les loisirs. La solution consisterait pour l’Etat à racheter ces terrains…

La présentation faite conduit à rejeter la responsabilité des difficultés d’application de la loi sur le littoral sur les propriétaires des terrains alors que « la propriété est un droit inviolable et sacré » au titre de l’article 17 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 Août 1789, inscrite dans la Constitution du 04 Octobre 1958.

C’est donc l’Etat, en ne prenant pas les décisions appropriées c’est à dire le rachat « sous la condition d’une juste et préalable indemnité » qui est responsable des difficultés d’application de la loi et non le Citoyen, dans ses droits constitutionnels.

Ce type de présentation, sur une chaîne de télévision publique, constitue un acte de désinformation, anti-républicain, et participe à la lente transformation des Citoyens, hommes et femmes libres dans la République, en usagers de l’Etat c’est à dire à une nouvelle forme de domination.

 

RETOUR.